Article: On n’a pas tous les jours vingt ans (1)

On n’a pas tous les jours vingt ans,
Ça nous arrive une fois seulement,
Ce jour-là passe hélas trop vite !
C’est pourquoi faut qu’on en profite.

Ce 11 octobre, je me suis donc rendu à la fête de Démo.
On m’avait dit qu’il fêtait leur 20 ans !
Simple lecteur du trimestriel, j’avais envie d’en savoir un peu plus.
Qui sont ces gens qui relaient, jusque dans mon salon, les décisions de ceux qui nous dirigent.
Qui sont ces gens qui, par leur combat et leurs convictions, ont fait de ma commune,
une commune pas comme les autres.

J’y ai rencontré des gens qui, depuis 20 ans, se battent et veillent à ce que Schaerbeek et son pouvoir communal restent sur le droit chemin. Des gens qui sont le souvenir de combats menés contre l’injustice. Des gens convaincus du bienfait de la démocratie et de la citoyenneté.

Schaerbekois dans l’âme et de naissance, j’aime Schaerbeek,
je crois qu’il y fait bon vivre.
Mais mes souvenirs sont nombreux de ces années sombres
où Schaerbeek était le mouton ‘noir’ de Bruxelles.
Petit déjà je manifestais dans la rue contre les règlements communaux vides de sens.
Aujourd’hui Schaerbeek a retrouvé une certaine place dans Bruxelles.
Si tout n’y est pas encore parfait, je pense que la démocratie y est plus présente.
Ces 20 ans de citoyenneté, j’en suis convaincu, y sont pour quelque chose.

Mais toute démocratie est fragile et lorsque j’ai entendu que les personnes qui menaient à bout de bras Démocratie Schaerbekoise cherchaient une relève sous peine de disparaître, je me suis dit que cela serait dommage.

Alors j’ai décidé, non pas mener un combat politique ou donner tout mon temps libre à Démocratie Schaerbekoise, mais de faire un petit quelque chose qui permettra à ma commune de grandir encore et de rencontrer les attentes de mes concitoyens sur des sujets aussi nombreux que l’éducation, la culture, la propreté ou encore les finances, etc…

Nos parents se sont battus pour que nous, enfants, ayons une commune agréable à vivre.
Père de deux petits garçons, j’aimerais que eux aussi se disent que Papa a fait un petit quelque chose pour eux.

Un petit pas pour moi mais un grand pas pour ma commune…